L'Opéra Garnier

Le grand foyer de l'Opéra Garnier, Paris.
Le grand foyer de l'Opéra Garnier, Paris. Eric Pouhier, CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons

Grand escalier, foyer doré, plafond de Chagall et fantôme de la loge n° 5 : visite guidée du chef-d'œuvre de Charles Garnier et de ses légendes.

Découvrez l'histoire extraordinaire de l'Opéra de Charles Garnier, ce temple de la Danse et de la Musique où le grandiose, l'émerveillement et le luxe se conjuguent pour offrir la plus belle place au spectacle. Ce joyau architectural abrite dans ses murs légendes et fantômes, rats et mondains, et accueille le Tout-Paris depuis près d'un siècle et demi.

Un concours, un inconnu et un style nouveau. Tout commence par un attentat : le 14 janvier 1858, Napoléon III échappe de peu aux bombes d'Orsini devant l'ancienne salle de la rue Le Peletier. L'empereur veut un nouvel opéra, digne de la capitale que le baron Haussmann est en train de transformer. En 1861, le concours est remporté par un jeune architecte presque inconnu de 35 ans, Charles Garnier, face à plus de 170 concurrents. Devant ses plans, l'impératrice Eugénie s'étonne : ce n'est ni du grec, ni du Louis XV, ni du Louis XVI… « C'est du Napoléon III ! », lui répond Garnier. La formule est restée : son opéra deviendra le modèle d'un style.

Un chantier hors normes. Quinze ans de travaux sont nécessaires. Dès les fondations, les ouvriers se heurtent à une nappe d'eau qu'il faut pomper pendant des mois avant de construire une gigantesque cuve de béton, à l'origine de la légende du lac souterrain. Interrompu par la guerre de 1870 et la Commune, le chantier s'achève sous la Troisième République : l'Opéra est inauguré le 5 janvier 1875, alors que l'Empire qui l'a voulu a disparu.

Un parcours de lumière et de marbre. Nous entrerons par la rotonde des abonnés, où les privilégiés arrivaient en voiture, et où Garnier a discrètement glissé sa signature dans le décor du plafond. Puis s'ouvre le grand escalier, théâtre dans le théâtre, où marbres de toutes les couleurs, onyx et bronzes composent une mise en scène où le public vient autant se montrer que voir le spectacle. Le grand foyer, avec ses ors, ses miroirs et les peintures de Paul Baudry, rivalise avec la galerie des Glaces de Versailles. La rotonde du glacier, lieu de rafraîchissements pendant les entractes, et la bibliothèque-musée, qui conserve maquettes de décors, costumes et souvenirs des grandes heures de la maison, complètent la découverte.

La grande salle et ses mystères. Rouge et or, la grande salle à l'italienne compte près de 2 000 places. Son lustre de plusieurs tonnes a nourri bien des récits : en 1896, la chute d'un contrepoids fait une victime et inspire à Gaston Leroux Le Fantôme de l'Opéra, publié en 1910. Au-dessus du lustre, le plafond peint par Marc Chagall en 1964, commandé par André Malraux, fit scandale avant de devenir l'un des emblèmes du lieu.

Rats, abonnés et superstitions. L'Opéra est aussi un monde avec ses codes. Les « petits rats », jeunes élèves de l'école de danse, les abonnés qui fréquentaient le foyer de la danse, la loge n° 5 réservée au fantôme : nous découvrirons le langage, les coutumes et les superstitions du théâtre, du mot que l'on dit aux artistes avant d'entrer en scène aux sifflements interdits dans les coulisses.

Une visite avec un spécialiste guide-conférencier national, titulaire d'un Master 2 en histoire de l'art et diplômé de l'École du Louvre, vous fait partager deux heures de visite en groupe privé. Un spectacle garanti !

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Sylvain Chauvineau

À propos de l'auteur

Sylvain Chauvineau

Guide conférencier national depuis plus de dix ans, ma passion pour Paris, son histoire et ses beautés ne s'est jamais émoussée.

Titulaire d'un Master 2 en histoire de l'art et diplomé de l'Ecole du Louvre, j'ai d'abord travaillé au Centre Pompidou, au Musée des Beaux Arts de Montréal avant que le magnétisme de la capitale ne focalise toute mon attention.

C'est avec bonheur que je vous guiderai ne délaignant aucun des sujets qui font la richesse de Paris (l'histoire grande et petite, l'architecture, et toutes ces choses qui caractérisent un art de vivre parisien).

Déroulé de la visite

3 étapes · 2h

  1. La rotonde des abonnés

    l'entrée des privilégiés et la signature de Garnier

  2. 1 étape à découvrir sur place

    Votre guide garde quelques surprises.

  3. ors, miroirs et peintures de Paul Baudry

    Le grand foyer

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